transexualité

Choquer le bourgeois

 

Cette photo avait en son temps fait le tour du monde. C'était lors de la première grossesse de Thomas Beatie, un transexuel FtM ayant conservé un utérus en état de marche lui permettant de mener à terme une grossesse. Aujourd'hui, Thomas est enceint pour la seconde fois, et il reste encore des gens cons comme des huîtres mortes pour s'en offusquer.

 

 

 

 

 

WASHINGTON, 13 nov 2008 (AFP) - Un transsexuel américain, né femme avant de subir des traitements pour devenir un homme et de donner naissance cet été à une petite fille, est de nouveau "enceint" et devrait accoucher en juin, a-t-il annoncé sur la chaîne ABC jeudi.

Thomas Beatie, qui est légalement un homme mais qui avait gardé ses organes de reproduction féminins tout en subissant une reconstruction de la poitrine et des traitements aux stéroïdes, avait suscité une curiosité internationale l'année dernière lorsqu'il avait annoncé une première grossesse.

Cet homme de 34 ans avait finalement donné naissance le 29 juin à une petite fille, Susan, dans un hôpital de Bend (Oregon, nord-ouest), a rapporté ABC News sans donner plus de détail.

Jeudi, Thomas Beatie a annoncé dans un entretien avec l'animatrice vedette Barbara Walters sur ABC, qu'il était de nouveau "enceint" et attendait un enfant pour le 12 juin prochain.

Il a expliqué qu'après son premier accouchement, il n'avait pas repris son traitement d'hormones mâles afin de pouvoir concevoir à nouveau.

L'expérience de Thomas Beatie avait fait sensation en mars 2008 lorsqu'il avait annoncé sa grossesse dans un magazine homosexuel américain "The Advocate", se montrant sur des photos, torse nu, barbu et le ventre rond.

"J'ai été choqué de voir à quel point la nouvelle a fait le tour du monde en 24 heures. La nouvelle était sur des sites chinois, en Roumanie, en Russie, au Brésil", a-t-il raconté sur ABC, ajoutant qu'il avait aussi été l'objet de menaces de mort et avait été qualifié de "monstre".

Engagé dans une relation homosexuelle avec Nancy, Thomas Beatie, née Tracy, a changé légalement de sexe en 1998 pour devenir un homme après un traitement hormonal et le retrait de ses seins, avant d'épouser Nancy, 46 ans.

Mais Thomas a gardé son utérus et comme son épouse avait subi une hystérectomie, c'est lui qui, pour faire aboutir leur désir d'enfant, qui a porté la grossesse créée par insémination artificielle.

Les travestis pleurent aussi


« Les travestis pleurent aussi » est un documentaire réalisé par Sebastiano d'Ayala Valva. Le film, qui retrace trois ans dans la vie de deux transsexuels travaillent dans le quartier Pigalle à Paris, a déjà gagné le prix du public au festival documentaire de Rome en 2007 ainsi que le prix du meilleur documentaire au festival du film latino de New York. Il sera présenté au festival du film latino de San Francisco qui se tiendra du 7 au 23 novembre prochain.

 

 

« Je pense que chacun d'entre nous connaît une triste fin. J'en ai assez d'être une pute. »

« Généralement un transsexuel meurt du cancer, ou du Sida, ou à cause de la chirurgie esthétique, ou parce qu'il se fait tuer durant son travail. Au mieux, il finira sa vie seul, pauvre, vieux, et sans avoir trouvé l'amour ; c'est peut-être le destin, ou c'est le prix que nous devons payer, pour avoir défié la nature et être allé contre la volonté de Dieu. »

 

 

« Je me sens bien dans ma façon d'être. Je ne suis ni une femme, ni un homme. Je suis juste une personne, c'est tout. Une personne ordinaire, comme toutes les autres. Je ne peux pas vous dire si je me sens comme un homme ou comme une femme, juste comme une autre personne. »

« La Place de Clichy est pleine de travestis. Ils vivent tous dans les hôtels du coin, cette rue en est pleine. Ils prennent des taxis pour aller travailler et sont pris dans des voitures privées.  »

« Nous sommes le troisième sexe. Ni la Bible ni la religion ne nous acceptent. »


« Je ne peux pas passer de temps avec mes amis, c'est de l'esclavage. Je suis son esclave. Faire le ménage, la vaisselle, cuisiner, repasser, faire les courses, promener le chien, faire l'amour etc. C'est fatiguant, la routine vous épuise. (...) Nous pleurons tous, les pauvres, les riches, hommes et femmes... les travestis pleurent aussi, mais nous pleurons plus que les autres. Je comprends que pour un homme qui vit avec une femme, un travesti ou un transsexuel, savoir que sa compagne est une prostituée soit difficile. Mais il comprend, il sait que j'ai mes besoins et un but, aider ma famille, et avancer. »

 

 

 

 

Toilettes pour transsexuels


C'est écrit chez la BBC : Le collège de Kampang est fier de ses toilettes, entourées de plantes exotiques et propres, elles ont gagné plusieurs récompenses nationales. Désormais, ces toilettes comptent une petite révolution de plus : des toilettes dites "pour transsexuels", à côté des traditionnelles petits coins pour filles et garçons.

 On dit transsexuels, mais bien entendu, aucun ado n'est allé jusquà se faire opérer. Il faudrait donc plus employer le terme de toilettes "transgenre". Et des garçons féminisés, il y en a beaucoup. Obligés de porter l'uniforme masculin, mais coquets, maniérés et interdits de maquillage. Ils seraient entre 10 et 20% des garçons de ce collège à utiliser les dites toilettes.

 La tolérance de la Thaïlande envers les ladyboys, travestis ou transsexuels est exemplaire, le pays étant même devenu l'un des spécialistes mondiaux des opérations de changement de sexe. Cette initiative de Kampang a donc permis à d'autres établissements scolaires de réfléchir à la mise en place de toilettes du même genre. La question de l'identité sexuelle n'est pas aussi complexe en Thaïlande qu'en Europe, donc, même si les transgenres s'y plaignent toujours. Facile, pour eux, de trouver un métier dans les secteurs de la beauté, du spectacle ou des médias, ou même comme prostitués. Plus difficile de devenir avocat ou banquier. En tout cas, ils auront désormais un endroit où faire pipi.

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